Braver le froid à la découverte des métiers d’art


La semaine dernière, L’Eléphant Ose et la Villa Belleville recevaient 24 enfants des centres de loisirs Tlemcen et Amandiers, deux écoles en réseau d’éducation prioritaire de Paris.
24 enfants, c’était le maximum que nous pouvions accueillir sur ces ateliers pédagogiques de découverte des métiers d’art. Et pourtant, vous souvenez-vous ? C’était encore l’hiver sibérique ! Malgré le froid polaire, ces lutins avaient choisi de sortir de leur centre de loisirs, de défier le vent glacial pour venir à la rencontre de nos artisans passionnés. Dans le menu ce jour-là, ils avaient choisi émama. 🙂 Certains ont même fait le choix de revenir tant ils avaient aimé nos activités l’an dernier. Et après 2H avec les artisans, ils sont repartis en demandant s’ils pourraient faire d’autres ateliers émama.  De quoi nous encourager à leur en offrir de nouveau !

« J’ai bien aimé ! J’ai préféré la poterie, j’aimerais bien en refaire. »

 a confié Shani. 

« C’était très bien, (…) le menuisier nous a donné du bois et on a du enlever les échardes avec du papier de verre » racontait Léo.

« Même si nous étions déjà venus à la Villa Belleville, nous avons quand même découvert une nouvelle chose, la poterie. C’était très bien ! » s’est exclamée Clémence.

 

 

Retour sur les ateliers pédagogiques du 27.02.18

 

 

ateliers pédagogiques émama à la Villa Belleville du 27.02.18
                                        Débarquement de doudounes enjouées à la Villa Belleville

 

Mardi 27 février 2018. Le « Moscou-Paris », une vague de froid venue de Russie, nous glace le nez et les doigts. Aujourd’hui, on attendait des températures aussi basses que -10°C et jusqu’à -20°C de ressenti. C’est un troupeau de doudounes et de bonnets qui est pris en charge par l’équipe du projet Emama pour découvrir trois métiers d’art à la Villa Belleville : Ébéniste/menuisier, céramiste et designer graphique.
Une séance 3 en 1, des ateliers pédagogiques animés par des professionnels passionnés, désireux de transmettre leur métier :

 

 

Quentin — ébéniste/menuisier — présente aux enfants les bases de son métier : 
D’où vient le bois, quels sont les différents bois, leur « tendresse » (est-ce qu’on peut enfoncer un ongle dedans ou pas ? — il fait passer des morceaux de bois pour que tout le monde puisse sentir les différences) et comment on transforme cette matière première. Et en quoi ? Par exemple un beau tabouret, qui n’est pas terminé d’être monté, pour qu’on puisse bien voir comment il est constitué. « Qui peut me dire de combien de pièces est fait ce tabouret ? », demande Quentin. « 2 », « 10 », « 85 », « 86 ! », « 10.000 ! ». Ça peut aller très loin, mais non, seulement trois. Il montre ensuite comment on peut l’assembler, le coller, et comment on ponce le bois. Il distribue du papier de verre et tout le monde est très fier de poncer soi-même son petit tasseau. Ensuite, le tabouret pourra être huilé, vernis ou même ciré. Une petite fille demande à Quentin s’il peut lui découper un cœur en bois.

 

 

Pierre — céramiste — montre aux enfants comment mouler toutes sortes d’objets à l’aide de moules en plâtre. Chacun vient se salir les mains avec bonheur dans le sceau d’argile et prélever la bonne quantité pour faire une boule, l’aplatir puis la tapisser dans un demi-moule ouvert. Il faut s’appliquer pour créer une couche homogène et bien régulière. Chaque couche de terre bien moulée pourra être délicatement sortie du moule, pour retrouver sa jumelle et créer un objet entier. Plusieurs enfants demandent s’ils peuvent faire la même chose à la maison, et Pierre leur recommande d’acheter de la terre dans un magasin pour artistes. « Combien ça coûte ? » « 1€ le kilo ». Ils sont rassurés.

 

 

Dans un des ateliers lumineux dans la cour, Cyrielle — designer graphique — a préparé une très grande planche de bois pour créer une affiche. Elle présente d’abord son métier. « Qui peut me dire ce qu’est le design ? » « Ça veut dire qu’on créé des choses » « Des tabourets. Des tables. Des murs ! ». Tout n’est pas bon à prendre… Le design, c’est la création des objets du quotidien. Les tables, les crayons, les canapés. Designer graphique, ça veut dire qu’on s’occupe aussi des livres, des images dans les magazines. Les illustrations. Les pubs. « Y a la télé-réalité aussi ! ». Non, ça c’est complètement autre chose…

 

 

 

Des outils, empruntés à Quentin l’ébéniste (maillet, équerre, marteau, etc.), sont déposés sur le bois, prêts à être détourés et dessinés. Tour à tour, les trois groupes d’enfants se relaient pour colorier le fond (d’abord en faisant le contour), puis les outils et enfin les lettres, sur lesquelles seront collés divers papiers brillants. Au passage, ils apprennent le mélange des couleurs. La grande affiche est baptisée « Les outils dans tous leurs états ».

Dans tous leurs états, les groupes sont rassemblés pour faire un dernier point et remercier les intervenants Cyrielle, Quentin et Pierre. Chacun repart joyeusement dans le froid avec un sac en tissu peint à la main – des pièces uniques réalisées par l’équipe de L’Éléphant Ose et les collaborateurs de nos mécènes, lors de team buildings solidaires.

L’équipe repart elle avec des sourires et des mots d’enfants plein le cœur.
Merci à tous les intervenants, aux bénévoles de L’Eléphant Ose et de Benenova, et à la Villa Belleville. Vivement les prochains ateliers !

Article co-écrit bénévolement par Rebecca Genet et Delphine Souffre-Lajus.
Un grand merci à Rebecca pour les photos qu’elle nous a offertes.
Retrouvez son travail ici : www.rebeccagenet.com

 

 

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